| Holy Smoke est le premier single extrait de l'album No Prayer for the Dying. Beaucoup connaissent ce morceau pour son clip décalé dans lequel on aperçoit le père de Steve Harris conduisant un tracteur et la, déjà, très jolie Lauren, fille aînée du bassiste. Cette chanson fait de toute évidence référence à la religion mais d'une façon dont on ne la connaît pas en France. Le groupe dénonce les prédicateurs (preachers) qui possèdent leurs propres émissions de TV aux Etats-Unis et en particulier Jimmy le reptile. Jimmy reptile and all his friends
Jimmy le reptile et tous ses amis Jimmy Swaggart (toujours vivant) brandissait sa Bible et défendait les valeurs familiales sur les ondes télévisées américaines dans les années 1980. Un soir de 1988 il se fait prendre par des photographes à la sortie d'un motel où il vient de prendre congé de sa bienfaitrice du soir, Debra Murphree, métier : prostituée. Pris la main dans le sac, Swaggart nie puis avoue publiquement sa faute, versant sa petite larme en demandant pardon à Dieu et à ses fidèles. Faute avouée complètement pardonnée pour ce business man dont le show TV rapportait environ 150 millions de dollars par an. Pour la petite histoire Swaggart possédait une Lincoln blanche (voiture des présidents américains en général), ce qui explique la phrase de la chanson : They can have a Lincoln for their bed
Friend of the President Ils peuvent avoir une Lincoln comme cercueil Amis du Président IRON MAIDEN, souvent accusés de satanisme et pratiques occultes, se vengent donc à travers cette chanson qui fait mouche. La pochette du single est aussi intéressante puisqu'elle montre Eddie au sommet d'un bûcher de télévisions en analogie aux autodafés des nazis, eux aussi cités dans la chanson : Burning records burning books
Holy soldiers nazi looks Brûlant des disques, brûlant des livres Soldats sacrés aux relents de nazis Sur cette illustration de Derek Riggs, Eddie jette une télévision sur l'écran de laquelle se trouve un oeil pouvant représenter le Big Brother télévisé de la religion. Oeil repris d'ailleurs par le piteux Loft Story, adaptation française de l'émission Big Brother. |