| Keith Wilfort : Comment tu t'es senti quand tu as finalement appris que tu avais le boulot chez Maiden ? Blaze : Soulagé... plus que toute autre chose. Keith Wilfort : Parce qu'il y a eu un moment où c'était... tu sais... Blaze : J'ai passé l'audition comme n'importe qui d'autre, alors j'étais probablement.... J'ai juste pensé... Je n'ai pas vraiment réfléchi... Je me suis dit que j'avais ma chance comme n'importe qui d'autre parce que je suis quelqu'un de déterminé, mais je me suis dit : « je ne l'aurai jamais », tu sais, parce que c'est un boulot de rêve, tu sais, c'est quelque chose que tu pense... Alors j'étais juste soulagé plus qu'autre chose, toute l'anxiété et l'inquiétude à me dire « L'aura ? L'aura pas ?... » tu sais, alors c'était plutôt « Vous êtes sûr ? Vous êtes sûr ? » tu sais, juste pour être sûr... « C'est moi ? Ouais, you avez appelé la bonne personne ? Vous êtes sûr ? » Et j'ai alors passé trois jours à me saoûler... et à rester ivre. Alors c'était bon. C'était du soulagement plus qu'autre chose et au bout d'un moment je me suis vraiment senti bien. Keith Wilfort : Tu as dû chanter beaucoup de chansons ou c'était plutôt... ? Blaze : Hum... Je crois qu'on a... Ça n'a pas semblé beaucoup, je me souviens de l'audition, ça n'a pas paru beaucoup de chansons, mais en fait je crois que c'était neuf morceaux différents. Et c'était un bon échantillon des morceaux de Maiden avec des morceaux comme « Hallowed... » et « Number Of The Beast » et « Clairvoyant » et « Fear Of The Dark »... C'était des morceaux assez différents que Paul et Bruce avaient chanté. Et je me souviens être allé à l'audition en me disant : « Même si je ne l'ai pas, au moins j'aurais eu la chance de chanter avec Maiden », et chanter, tu sais... et alors je me suis dit « Je suis arrivé jusqu'ici, je m'en fout un peu maintenant, je vais juste y aller et apprécier le fait que je chante avec Iron Maiden ». Alors c'était bon de ce point de vue... c'était vraiment bien et à la fin on s'est tous regardé en pensant « Il n'y en a pas plus ? C'est tout ? » Parce que ça avait l'air d'avoir bien marché, tu sais, il y avait une bonne vibration dans l'air... Il y avait vraiment eu un déclic. Keith Wilfort : Alors quand tu as intégré le groupe, est-ce que ça t'a prit du temps pour t'adapter ou est-ce que c'était plutôt du genre « On y est, ça y est ! »... la vibration, tu sais ? Blaze : Je pense que c'était... il y a eu un court moment de flottement jusqu'à ce qu'on commence à vraiment travailler ensemble, parce que même si je faisais partie du groupe, on n'avait rien fait ensemble, il n'y avait pas de concerts en vue et la première chose qu'on allait faire était d'écrire cet album. Et je crois que j'étais plutôt nerveux à l'époque. Mais dès que Janick et moi nous sommes mis ensemble, tu sais, les idées... Je me suis demandé « est-ce que ça va marcher avec Maiden ? », tu sais, des trucs du genre... les idée que j'avais, mais ça s'est parfaitement intégré. Et quand j'ai commencer à travailler avec Steve ça a très bien marché aussi, parce qu'il a commencé à... sa manière, son style d'écriture et la façon dont il construit ses mélodies et ses chansons, il utilise un registre de ma voix que je n'utiliserais jamais normalement, mais c'est un registre que je cherche tout le temps. Alors c'est assez satisfaisant de ce point de vue, parce bien que j'aie passé neuf ans avec Wolfsbane, mon ancien groupe, et qu'on aie sorti cinq albums, il y avait certainement quelque chose quand on y pense, je cherchais plus de caractère, et quelque chose de plus individuel avec ma voix que j'avais peut-être parfois effleuré. Mais quand j'ai commencé à travailler avec Maiden, à écrire les morceaux et que les arrangements commençaient à prendre forme, j'ai eu l'impression que quelque chose sortait de moi, je me poussais beaucoup plus loin et c'était très très satisfaisant. Keith Wilfort : Est-ce que vous avez beaucoup répété avant de commencer à enregistrer ? Blaze : Oh, c'est le truc le plus bizarre que j'aie jamais fait, parce qu'on composait les morceaux et il semblait que Steve et Janick... et il disaient « Ouais, on fera ça... Ok ouais c'est prêt ». Et je leur disais : « On ne l'a enregistré que sur le dictaphone, on ne va pas faire de démos ? » « Oh non non, on ne va pas faire de démos, on y va simplement, tu sais, on va demander aux autres d'apprendre les arrangements et on enregistre directement ». Alors on était dans le studio, on avait répété le premier morceaux, « ok ouais, un peu de batterie là... qu'est-ce que tu crois qu'on peut mettre là... la-da-da-di-da... » Et je ne pense pas qu'on ait joué le morceau entier sans merder. Et ils me disaient tous « Ok, on enregistre ? » Et je leur disais : « Vous ne croyez pas qu'on devrait le jouer jusqu'au bout sans s'arrêter ? » Tu sais, « Oh non ! Il n'y a qu'à enregister ! » Et alors on jouait et on enregistrait, et c'était comme si tout le monde était sur les nerfs.... Mais je ne sais pas, d'un autre côté si tu fais une démo, la plupart du temps tu risque de perdre l'excitation du morceau. Et je pense que la première fois qu'on l'a bien joué ça a bien marché, c'était l'enregistrement qu'on allait utiliser, il y avait certainement un peu d'électricité certainement, et c'est pour ça que ça a bien marché. Je veux dire, parfois on jouait bien mais ça ne rendait pas... on se demandait, « Et alors c'est tout ? » Tout est joué à la perfection mais il manque cette énergie ou ce petit quelque chose. Et d'autres fois, ouais, ça marchait vraiment. Alors de ce point vue c'était plutôt bien. |