Sur Iron Maiden France, on n'est pas des pros, on ne parle pas de cinéma, ce qui nous intéresse c'est avant tout la musique d'Iron Maiden. Mais quand Bruce Dickinson vient à Paris faire la promotion de son film et qu'on est invité à la fois à la projection sur grand écran et à la conférence de presse, cinéma ou pas, on saute dans ses baskets et on se bouge !

Notre frontman préféré, accompagné de l'omniprésent manager Rod Smallwood, était donc ce 26 novembre 2008 dans les studios d'Universal Pictures à Paris pour répondre aux questions de divers journalistes du monde cinématographique, après la projection de son film
Le Diable dans le sang (
Chemical Wedding en version originale). Le film, sorti en salle au Royaume-Uni au mois de juin, sera distribué en France directement en DVD et Blu-Ray le 20 janvier 2009.
Refaire une chronique du film et réécrire la conférence de presse alors que DeVil Dead a déjà réalisé un excellent dossier ? On ne va pas réinventer la roue et nous vous convions donc à aller lire les articles de Christophe Lemonnier et Xavier Desbarats directement sur leur site :
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La chronique du film
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La conférence de presse
Pour notre part, nous allons surtout parler ici des clins d'oeil à Iron Maiden, car oui, le film en est bourré et bien que le mot d'ordre de cette conférence était "
Pas d'allusion à Iron Maiden, Bruce n'est pas là pour ça", nous étions tout de même invités en tant que fans du groupe britannique. Nous avons essayé d'être sages mais une question était inévitable : "
Pourquoi avoir repris des titres de Maiden et de Bruce en solo plutôt que créer de nouveaux titres pour ce film ?".
En effet, nous avons pu entendre
Chemical Wedding en générique de début, puis
Can I Play With Madness (juste l'intro) et
The Wicker Man (les choeurs) et enfin
Man of Sorrows qui clôture le film. Dans sa réponse, Bruce parle de
The Evil That Men Do mais nous ne l'avons ni entendue ni vue lors du générique de fin. En revanche,
Still Life est répertoriée dans ce même générique de fin bien que nous ne l'ayons pas repérée dans le film. Bruce ne répond pas vraiment à notre question comme vous pouvez le lire dans le compte-rendu de DeVil Dead mais donne des détails intéressants quant au choix de ces chansons.
Un autre aspect qui pourra intéresser les fans de Maiden, c'est qu'il est important de voir ce film au moins une fois en version originale car on retrouve dans les dialogues de fortes allusions aux paroles de Maiden qui perdront toute saveur en version française : "Moonchild" nous alerte plus que "Enfant de Lune", "The Evil That Men Do" nous fait dresser l'oreille alors que "Le mal que les hommes font" devient tout à fait banal, ...
Essayant de rester objectifs et de ne pas nous laisser aveugler par notre passion, nous nous sommes quand même dits que, en tant que fans de Maiden, nous recherchions absolument à faire ce rapprochement et que nous l'aurions probablement trouvé dans n'importe quel film. Aussi, après la conférence de presse, nous sommes allés poser la question directement à Bruce qui nous a répondu qu'effectivement c'était voulu (bien que
The Moonchild
soit aussi une nouvelle de Crowley - Merci Arioch ;-) ) et nous a signalé d'autres allusions qui nous avaient échappées, notamment à Powerslave.
Une autre petite précision, en fin de conférence, il a été demandé à Bruce ce qu'il pensait de la traduction française du titre,
Le Diable dans le sang, qui n'a pas vraiment de rapport avec le film lui-même. On aurait préféré que le titre reste
Chemical Wedding, mais ceux qui verront le film ne sont pas tous des fans d'Iron Maiden, et fort heureusement. Pour Bruce, c'est tout à fait convenable. Alors si ça plait au principal intéressé, que demande le peuple !
A noter que le lendemain, Bruce Dickinson a accordé des interviews à différents journalistes. Vous retrouverez les liens dans
notre revue de presse qui sera mise à jour au fur et à mesure que les auteurs des articles nous préviendront.
Un grand merci à Bruce Dickinson et Yazid Manou