Si à la simple évocation de la Vierge d’acier, vous ne pouvez empêcher un sourire condescendant naître au coin de la lèvre, il se pourrait bien que vous soyez passés à côté de quelque chose d’essentiel. À côté de quelque chose de fondamental. À côté de ce mélange de passion, de lyrisme et de démesure qui fait l’essence même du rock.
Car Vous qui ne voyez en ce groupe qu’un reliquat kitsch des années 80 qui continue d’orner les t-shirts de quelques irréductibles chevelus, laissez-moi vous parler un peu d’
Iron Maiden.
You can’t kill the metal.
Jack Black nous avait bien averti.
They tried but they failed.
Un constat confirmé par la frénésie du public Français qui a rempli Bercy deux soirs de suite pour accueillir comme il se doit l’étape parisienne du très anticipé Somewhere Back in Time Tour.
Loin de se contenter de capitaliser sur les cendres d’un âge d’or révolu,
Iron Maiden continue d’enchaîner tournées et albums tous plus réussis les uns que les autres. À la sortie de leur dernier album studio en date (
A Matter of Life and Death),
Dickinson et sa bande se sont même payés le luxe de faire une tournée mondiale devant des centaines de milliers de fans aux anges, avec un set reprenant intégralement et dans l’ordre le tracklisting de l’album. Une prouesse que beaucoup d’autres légendes du rock en activité (
AC/DC et
Metallica en tête) seraient bien incapables de réaliser sans décevoir la quasi-majorité de leur public.
Bien sûr
Iron Maiden aura connu sa période creuse dans les années 90, mais depuis le retour de
Bruce Dickinson derrière le micro en 1999, c’est une véritable résurrection pour le groupe qui a retrouvé toute sa puissance scénique et créatrice avec trois excellents albums et des tournées mémorables (
Give me Ed till I’m Dead,
Dance of Death Tour,
A brave new world tour, etc…).
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