Chronique des concerts au Palais Omnisport de Paris-Bercy par cozal, publiée sur obiwi le 5 juillet 2008
C'est à la longueur de la file d'attente des sanitaires masculins du POPB, que l'on reconnaît la nature du concert qui s'y donne ce soir. Le heavy metal est avant tout une affaire d'hommes, même si les femmes ont également droit de cité. Et elles ne se gênent pas, toutes de noir vêtues, à la limite du gothique, arborant, comme tout un chacun ici, tee-shirts ou batteries d'écussons à l'effigie de leurs idoles. Car pour les fans, Iron Maiden, c'est d'abord une histoire de passion.
On va donc aux petits coins parce que l'on a beaucoup bu (de bière), ou, au contraire, pour s'y rincer le gosier, sec d'avoir trop fumé (diverses substances). Et, surtout, pour s'y préparer: les hymnes à reprendre en chœur, ce n'est pas ce qui manque dans le répertoire de la bande à Steve Harris. Il s'agit donc de s'éclaircir les cordes vocales. Puis l'on revient en salle, patienter sagement que les lumières veuillent bien s'éteindre.
Les métalleux vieillissent aussi
On passera rapidement sur les deux premières parties, dont l'une n'est autre que Lauren Harris, la fille du Steve. L'autre? Une formation dont on ne saura jamais le nom, mais dont les oreilles, éprouvées, risquent de se souvenir pendant longtemps. Enfin, devant un parterre à bout de nerfs, ils arrivent. Premières mesures, premiers soulagements: Bruce Dickinson court, saute, gesticule comme à son habitude. Comme on l'aime. Mais première déception également, en découvrant un chant soutenu par des effets de micro lors des parties difficiles. Et, dès ce Aces high d'entrée, on réalise que même les plus vaillants des "métalleux" vieillissent.
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